J’ai souvent entendu dire autour de moi, et plus encore dans le milieu de la Santé Mentale, que toutes ces « maladies mentales », on ne sait pas les guérir. On sait juste un peu soigner . On ne sais pas vraiment pourquoi quelqu’un délire ou se replie… La seule chose dont on soit sûr, c’est que « ce n’est pas par hasard » !
J’essai d’aller un peu plus loin dans la recherche, afin d'aller un peu plus loin dans le soin pour que chacun puisse en bénéficier.
Prenons l’exemple de la Persécution, pouvant même aller jusqu’au délire.
Ne jugeons surtout pas le fait de se « sentir » persécuté (aussi longtemps que nous portons un jugement, nous ne voyons pas l'ensemble de la réalité. Quelque chose nous échappe). Si nous voulons véritablement aider la personne à vivre autrement, aidons à la prise de conscience de l’utilité de la chose, du fait que cela a été choisi au plus profond d’elle-même dans un but bien précis.
Il faut que quelqu’un soit « faux » pour que je sois « vrai ».
Voilà le « pourquoi » de la persécution.
Il faut qu’il existe quelque part du mensonge afin que je puisse faire l’expérience de la vérité.
De la vérité de mon être en tant qu’être.
Voilà à quoi peut servir la « maladie ».
Une fois reconnu le service qu’elle nous a rendu, il convient d’examiner avec soin en quoi elle peut nous desservir, ne plus nous être utile ? (Une fois que l’on a mangé, on dessert la table, et on abandonne tout cela qui nous avait servi pour le repas. Sans regrets. Sans peur).
Et faire un nouveau choix.
Je dis parfois aux personnes présentes au foyer de post-cure où j’exerce ma profession que la différence entre eux et moi, ce n’est pas qu’ils soient malades et moi soignant (j’ai parfois moi aussi besoin de me sentir malade !), mais c’est que je vis en plus grande partie dans le sentiment d’amour (de soi, des autres) alors qu’il vivent en plus grande partie dans le sentiment de peur (de soi, des autres). Et que ce que je suis, ils peuvent l’être eux aussi…
Mon principal message, c’est « n’ayez pas peur, ne craignez pas » ! Il faut qu’il en soit ainsi.
Le seul et unique moyen pour que le sentiment de peur soit réduit comme une peau de chagrin, c’est d’aimer tout ça.
La peur génère la maladie (on sait que cela produit des hormones qui vont induire toutes sortes de désordres).
En reconnaissant le bienfait que cela nous apporte (et la maladie que celà peut induire), qui est de se rappeler qui nous sommes et pourquoi nous avons fait ce choix, on retrouve toute sa liberté et tout son pouvoir, et on est en mesure de faire un nouveau choix, sans plus avoir besoin de reproduire le précédent.
C’est pour cela que l’on reproduit souvent certaines situations :
Parce qu’on avait « perdu le fil ».
Parce qu’on avait « oublié » l’intention première.
Le fait de la retrouver procure un sentiment de joie, d’intense satisfaction et de bonheur !
Jean-Pierre GARINO
Prochainement : dites-moi si vous avez un sujet particulier que vous aimeriez voir évoquer. Je me tiens à votre disposition.