"Tu me fais savoir quel chemin mène à la vie; on trouve une joie pleine en ta présence, un
plaisir éternel près de toi."
Psaumes 16:11
Toute ma vie, j'ai cherché la voie qui mène à Dieu...
Je sais...
... et maintenant que je l'ai trouvée, je ne peux le croire. C'est comme si j'étais là, en
train de m'écrire à moi-même.
C'est bien ce que tu es en train de faire.
Cela ne ressemble pas à ce qu'est censée être une communication avec Dieu.
Tu veux des tambours et des trompettes? Je verrai quelles dispositions Je peux prendre.
Tu sais, n'est-ce pas, que certains vont qualifier tout ce livre de blasphème, surtout
si Tu continues d'y apparaître sous les traits d'un petit malin.
Permets-Moi de t'expliquer une chose. Tu t'imagines que Dieu n'apparaît que d'une façon
dans la vie. C'est une idée très dangereuse.
Cela t'empêche de voir Dieu partout. Si tu crois que Dieu ne regarde que dans
une direction, n'a qu'une voix ou n'existe que d'une façon, tu vas Me croiser jour
et nuit sans Me voir. Tu vas passer toute ta vie à chercher Dieu sans Le trouver. Parce que
tu cherches un Dieu masculin. J'utilise cela comme exemple.
Il est dit que si tu ne vois pas Dieu dans le profane et le profond, tu ne verras que
la moitié du tableau. C'est une grande Vérité. Dieu est dans la tristesse et le
rire, dans l'amer et le doux. Il y a un but divin derrière
chaque chose et, par conséquent, une présence divine en tout.
J'ai un jour commencé à écrire un livre intitulé Dieu est un sandwich au salami.
Cela aurait été un très bon livre. C'est Moi qui t'en ai donné l'inspiration. Pourquoi ne l'as-tu pas écrit?
J'avais l'impression de blasphémer. Ou du moins, d'être horriblement irrespectueux.
Tu veux dire merveilleusement irrespectueux! Qu'est-ce qui t'a donné l'idée que Dieu n'est
que "respectueux"? Dieu est le haut et le bas. Le chaud et le froid. La gauche et
la droite. Le respectueux et l'irrespectueux!
Penses-tu que Dieu soit incapable de rire? T'imagines-tu que Dieu n'apprécie pas une
bonne blague? Crois-tu que Dieu soit dépourvu d'humour? Je te le dis
c'est Dieu qui a inventé l'humour.
Dois-tu parler tout bas lorsque tu Me parles? L'argot et la langue populaire ne sont-ils
pas dans Mes cordes? Je te le dis, tu peux Me parler comme à ton meilleur ami.
Crois-tu, vraiment, qu'il y ait un mot que Je n'aie jamais entendu? Un spectacle que
Je n'aie jamais vu? Un son que Je ne connaisse pas?
Penses-tu que Je méprise certains tandis que J'en aime d'autres? Je te le dis, Je ne méprise rien. Rien ne Me repousse. C'est la vie, et la vie, c'est le
cadeau; le trésor indescriptible; le saint des saints.
Je suis la vie, car Je suis l'étoffe de la vie. Chacun de ses aspects a un but divin. Rien
n'existe (rien) sans qu'il y ait une raison comprise et approuvée par Dieu.
Comment est-ce possible? Et le mal que l'homme a créé?
Tu ne peux rien créer (ni une chose, ni un objet, ni un événement, ni aucune expérience d'aucune
sorte) qui soit hors du plan de Dieu. Car le plan de Dieu est que tu crées tout ce que tu
veux : la moindre chose. C'est dans cette liberté que repose l'expérience de Dieu en tant
que Dieu, et c'est l'expérience pour laquelle Je T'ai créé. Ainsi que la vie même.
Le mal, c'est ce que tu appelles le mal. Mais même cela, Je l'aime, car ce n'est qu'à travers
ce que tu appelles le mal que tu peux connaître le bien; ce n'est qu'à travers ce que tu
appelles l'œuvre du diable que tu peux connaître et accomplir l'œuvre de Dieu. Je n'aime
pas plus le chaud que le froid, le haut que le bas, la gauche que la droite. Tout est
relatif. Cela fait partie de ce qui est.
Je n'aime pas davantage le "bien" que le "mal". Hitler est allé au ciel. Quand tu
comprendras cela, tu comprendras Dieu.
Mais on m'a appris à croire, dans mon enfance, que le bien et le mal existent
vraiment; que le bien et le mal sont vraiment opposés; que certaines choses ne
sont ni correctes, ni bonnes, ni acceptables aux yeux de Dieu.
Tout est "acceptable" aux yeux de Dieu, car comment Dieu pourrait-il ne pas accepter ce
qui est? Rejeter une chose, c'est nier son existence. Dire qu'elle n'est pas correcte, c'est
dire qu'elle ne fait pas partie de Moi - et c'est impossible.
Cependant, retiens tes croyances et reste fidèle à tes valeurs, car ce sont les valeurs
de tes parents, des parents de tes parents, de tes amis et de ta société. Elles forment
la structure de ta vie, et les perdre serait défaire le tissu de ton expérience. Toutefois,
examine-les une à une. Révise-les à la pièce. Ne démantèle pas la maison, mais regarde chaque
brique et remplace celles qui semblent brisées, celles qui ne soutiennent plus la structure.
Tes idées sur le bien et le mal ne sont que cela des idées. Ce sont les pensées qui fournissent
la forme et créent la substance de Qui Tu Es. Il n'y aurait qu'une raison de les changer,
de les retoucher : dans le seul cas où tu ne serais pas content de Qui Tu Es.
Toi seul peux savoir si tu es heureux. Toi seul peux dire de ta vie: "C'est ma création (mon
fils), en laquelle j'ai mis toute ma complaisance."
Si tes valeurs te servent, retiens-les. Mets-les de l'avant. Lutte pour les défendre.
Mais cherche à lutter d'une façon qui ne nuise à personne. Il n'est pas nécessaire de blesser
pour guérir.
Tu dis "retiens tes valeurs", et tu dis en même temps que nos
valeurs sont toutes mauvaises. Aide-moi à comprendre.
Je n'ai pas dit que vos valeurs sont mauvaises. Mais elles ne sont pas bonnes non plus. Ce
ne sont que des jugements. Des affirmations. Des décisions. La plupart ont été prises par
quelqu'un d'autre. Tes parents, peut-être. Ta religion. Tes
professeurs, tes historiens, tes politiciens.
Parmi les jugements de valeur que tu as incorporés dans ta vérité, tu en as fait très
peu toi-même, à partir de ta propre expérience.
Pourtant, c'est pour l'expérience que tu es venu ici - et à partir de ton
expérience, tu es venu te créer. Tu t'es créé à partir de l'expérience des autres.
S'il existait un seul péché, ce serait celui-là : de te laisser devenir ce que tu es à cause
de l'expérience des autres. C'est le "péché" que vous avez commis. Vous tous. Vous n'attendez
pas de faire votre propre expérience, vous acceptez l'expérience des
autres comme un évangile (littéralement). Puis, la première fois que vous
rencontrez l'expérience véritable, vous superposez sur cette rencontre
ce que vous pensez déjà savoir.
Si vous n'aviez pas fait cela, vous auriez peut-être une expérience entièrement
différente, une expérience qui donnerait tort à votre maître ou source originelle. Dans
la plupart des cas, vous ne voulez pas donner tort à vos parents, à vos écoles, à vos
religions, à vos traditions, à vos textes sacrés, alors vous niez votre propre
expérience en faveur de ce qu'on vous a dit de penser.
C'est dans votre attitude par rapport à la sexualité humaine
qu'on en trouve le meilleur exemple.
Chacun sait que l'expérience sexuelle peut être l'expérience physique la plus tendre,
la plus excitante, la plus puissante, la plus vivifiante, la plus régénératrice, la
plus stimulante, la plus affirmative, la plus intime, la plus unificatrice, la plus
divertissante dont soient capables les humains. Ayant découvert cela de façon
expérientielle, vous avez choisi plutôt d'accepter, à propos du sexe, les jugements,
opinions et idées qu'ont promulgués les autres - qui ont tous
un intérêt dans votre façon de penser.
Ces opinions, jugements et idées étaient en contradiction directe avec votre propre
expérience mais, parce que vous avez peur de donner tort à vos maîtres, vous êtes
convaincus que votre expérience était mauvaise. Par conséquent, vous avez trahi
votre propre vérité à ce sujet et les résultats en sont désastreux.
Vous avez fait la même chose en ce qui concerne l'argent. Chaque fois, dans votre vie,
que vous avez eu des tas et des tas d'argent, vous vous êtes merveilleusement
bien sentis. Vous avez merveilleusement apprécié de le recevoir et vous avez
apprécié de le dépenser. Il n'y avait rien de mal là-dedans, rien de mauvais,
rien d'intrinsèquement "mauvais". Mais on vous a tellement inculqué les
enseignements des autres à ce sujet que vous avez rejeté
votre expérience en faveur de la "vérité".
Ayant fait vôtre cette "vérité", vous avez formé autour d'elle des pensées qui sont
créatrices. Vous avez ainsi créé autour de l'argent une réalité personnelle qui
l'écarte de vous, car pourquoi chercheriez-vous à attirer ce qui n'est pas bon?
Étonnamment, vous avez créé cette même contradiction autour de Dieu. Tout ce que ressent
votre cœur à propos de Dieu vous dit que Dieu est bon. Tout ce que vos enseignants vous disent
à propos de Dieu, c'est que Dieu est mauvais. Votre cœur vous dit que vous pouvez aimer Dieu
sans peur. Vos enseignants vous disent qu'il faut craindre Dieu, car C'est un Dieu
vengeur. Vous devez vivre dans la peur de la colère de Dieu, disent-ils. Vous devez
trembler en Sa présence. Toute votre vie, vous devez craindre le jugement du Seigneur,
car le Seigneur est "juste", vous dit-on. Pardieu, vous serez en difficulté lorsque vous
affronterez la terrible justice du Seigneur! Par conséquent, vous devez "obéir" aux
commandements de Dieu, sinon...
Surtout, ne posez pas de questions logiques telles que "Si Dieu voulait une stricte
obéissance à Ses Lois, pourquoi a-t-il créé la possibilité que ces Lois soient
violées?" Ah, vos enseignants vous disent parce que Dieu voulait que vous ayez
le "libre choix". Mais où est la liberté de choix quand le choix d'une chose plutôt
que d'une autre entraîne la condamnation? Où est le "libre arbitre" quand ce n'est pas
votre volonté mais celle d'un autre qu'il faut accomplir? Ceux qui vous enseignent
cela feraient de Dieu un hypocrite.
On vous dit que Dieu est pardon et compassion, mais que si vous ne demandez pas
ce pardon de la "bonne façon", que si vous ne "venez pas vers Dieu" convenablement,
votre requête ne sera pas entendue, votre cri tombera dans l'oubli. Même cela, ce ne
serait pas si mal s'il n'y avait qu'une seule façon convenable, mais il y a autant
de "bonnes façons" d'enseigner qu'il y a d'enseignants.
La plupart d'entre vous passez donc la plus grande part de votre vie adulte à
chercher la "bonne façon" de vénérer, d'obéir et de servir Dieu. L 'ironie de
tout cela, c'est que Je ne veux pas de votre vénération, Je n'ai pas besoin de
votre obéissance et vous n'avez pas à Me servir.
Ces comportements sont ceux qu'ont exigés, historiquement, les monarques de la part de
leurs sujets - et encore, en général les monarques égotistes, insécures et tyranniques. Ce
ne sont d'aucune manière des demandes divines, et il semble remarquable que le monde
n'ait pas déjà conclu que ces demandes sont contrefaites, car elles n'ont rien à voir
avec les besoins ou désirs de la Déité.
La Déité n'a aucun besoin. Tout Ce Oui Est est exactement cela: tout ce qui est.
Par conséquent, Elle ne veut rien et ne manque de rien - par définition.
Si vous choisissez de croire en un Dieu qui, d'une façon ou d'une autre, a besoin de
quelque chose (et qui est si contrarié, s'il ne l'obtient pas, qu'il punit ceux dont
Il s'attendait à le recevoir), alors vous choisissez de croire en un Dieu beaucoup
plus petit que Moi. Vous êtes vraiment les enfants d'un Dieu inférieur.
Non, Mes enfants, s'il vous plaît, laissez-Moi vous assurer encore une fois, par ces
écrits, que Je suis dépourvu de besoins. Je n'ai besoin de rien.
Cela ne veut pas dire que Je sois sans désirs. Les désirs et les besoins ne sont pas
la même chose (bien que nombre d'entre vous les ayez fait coïncider dans votre présente vie).
Le désir est le commencement de toute création. C'est d'abord une pensée. C'est un
grand sentiment de l'âme. C'est Dieu qui choisit ce qu'il créera ensuite.
Et quel est le désir de Dieu?
Je désire d'abord Me connaître et Me ressentir dans toute Ma gloire : savoir Qui Je Suis. Avant
de t'inventer (et d'inventer tous les mondes de l'univers), il M'était impossible de le faire.
Deuxièmement, Je désire que tu connaisses et que tu sentes Qui Tu Es Vraiment, à travers
le pouvoir que Je t'ai donné de te créer et de faire l'expérience de toi-même de la
façon que tu choisiras.
Troisièmement, Je veux que tout le processus de la vie soit une expérience de
joie constante, de création continue, d'expansion sans fin et de contentement
total, à chaque moment présent.
J'ai établi un système parfait dans lequel ces désirs peuvent se réaliser. Ils sont en
train de se réaliser, à présent - en ce moment même. La seule différence entre toi
et Moi, c'est que Je sais cela.
À l'instant où tu te connaîtras totalement (cela pourrait t'arriver incessamment), tu
te sentiras, toi aussi, comme Je Me sens toujours: totalement joyeux, aimant,
réceptif, exalté et reconnaissant.
Ce sont les Cinq Attitudes de Dieu et, d'ici la fin de ce dialogue, Je te montrerai
comment l'application de ces attitudes dans ta vie peut (et va) t'amener
maintenant à la Divinité.
Tout cela est une très longue réponse à une question très courte.
Oui, attache-toi à tes valeurs, pourvu que tu aies le sentiment qu'elles te servent. Mais
examine-les pour voir si les valeurs te servent, avec tes pensées, tes paroles et
tes actions, et amènent dans l'espace de ton expérience l'idée la plus élevée et
la meilleure que tu te sois jamais faite de toi.
Examine tes valeurs une à une. Expose-les à la lumière du regard public. Si tu peux
dire au monde, sans ralentir ni hésiter, qui tu es et ce que tu crois, tu seras
content de toi. Tu n'as aucune raison de poursuivre longtemps ce dialogue
avec Moi, car tu as créé un Soi (et une vie pour le Soi) qui n'a besoin
d'aucune amélioration. Tu as atteint la perfection. Pose ce livre.
Ma vie n'est pas parfaite, loin de là. Je ne suis pas parfait. En fait, je suis
un tas d'imperfections. Je souhaite (parfois, je souhaite de tout mon cœur) pouvoir
corriger ces imperfections, savoir ce qui provoque mes comportements, ce qui
déclenche mes égarements, ce qui continue de me faire obstacle. C 'est pourquoi
je suis venu vers Toi, j'imagine. Je n'ai pas pu trouver les réponses tout seul.
Je suis content que tu sois venu. J'ai toujours été là pour t'aider.
Je suis là, maintenant. Tu n'as pas à trouver les réponses tout seul.
Tu n'as jamais eu à le faire.
Mais cela semble si... présomptueux... de tout simplement m'asseoir et dialoguer
ainsi avec Toi - sans parler d'imaginer que c'est Toi (Dieu) Qui es en train de
répondre - je veux dire, c'est complètement fou.
Je vois. Les auteurs de la Bible étaient tous sains d'esprit mais toi, tu es fou.
Les auteurs de la Bible ont été témoins de la vie du Christ et ont fidèlement enregistré
ce qu'ils entendaient et voyaient.
Erreur. La plupart des auteurs du Nouveau Testament n'ont jamais rencontré ni vu Jésus au
cours de leur vie. Ils ont vécu bien des années après que Jésus eut quitté la Terre. Ils n'auraient
pas reconnu Jésus de Nazareth s'ils l'avaient rencontré dans la rue.
Mais...
Les auteurs de la Bible étaient de grands croyants et de grands historiens. Ils ont pris
les histoires qui leur avaient été transmises, à eux et à leurs amis, par d'autres - des
aînés - et d'aîné en aîné, jusqu'à ce qu'on finisse par les consigner par écrit. Et les écrits de la Bible n'ont pas tous été inclus dans le document final.
Déjà. des "Églises" avaient surgi autour des enseignements de Jésus, et comme il arrive
chaque fois et partout où les gens se rassemblent en groupe autour d'une idée puissante, il y
avait certains individus au sein de ces Églises, ou conclaves, qui déterminaient quelles
portions de l'Histoire de Jésus on allait raconter et de quelle façon. Ce processus de
sélection et de révision se poursuivit tout au long du rassemblement des documents, de l'écriture
et de la publication des Évangiles et de la Bible.
Même plusieurs siècles après que les Écritures originales furent consignées par
écrit, un Concile supérieur de l'Église détermina une fois de plus quelles doctrines
et vérités on allait inclure dans la Bible officielle et lesquelles il allait être "malsain"
ou "prématuré" de révéler aux masses.
Et il y a eu d'autres Écritures saintes, consignées par écrit, en des moments d'inspiration,
par des hommes, par ailleurs ordinaires, dont aucun n'était plus fou que toi.
Es-Tu en train de me dire (non, ne me dis pas) que ces écrits-ci pourraient un jour
devenir des "textes sacrés"?
Mon enfant, tout dans la vie est sacré. Selon ce critère, oui, ce sont des textes sacrés. Mais
Je ne chicanerai pas sur les mots, car Je sais ce que tu veux dire.
Non, Je ne dis pas que ce manuscrit deviendra un jour un texte sacré. Du moins, pas avant
plusieurs siècles, ou pas avant que son langage ne devienne périmé.
Le problème, vois-tu, c'est que ce langage-ci est trop familier, trop parlé, trop
contemporain. Les gens supposent que si Dieu devait te parler directement, Dieu ne parlerait
pas comme le voisin de pallier. Le langage devrait avoir une structure unifiante, pour ne pas
dire déifiante. Une certaine dignité. Un certain sens de la Divinité.
Comme Je l'ai dit plus tôt, cela fait partie du problème. Les gens ont l'impression que
Dieu ne se "montre" que sous une forme. Tout ce qui s'écarte de cette forme est considéré
comme un blasphème.
Comme je l'ai dit plus tôt.
Comme tu l'as dit plus tôt.
Mais arrivons au cœur de ta question. Pourquoi te trouves-tu fou du fait que tu
entretiens un dialogue avec Dieu? Crois-tu en la prière?
Oui, mais c'est différent. La prière, pour moi, a toujours été à sens unique. Je
demande, et Dieu reste immuable.
Dieu n'a jamais répondu à une prière?
Oh oui, mais pas verbalement, Tu vois. Oh, j'ai eu toutes sortes de choses qui sont
arrivées dans ma vie qui, j'en étais convaincu, étaient une réponse (une réponse très directe)
à la prière. Mais Dieu ne m'a jamais parlé.
Je vois. Alors ce Dieu auquel tu crois, ce Dieu peut tout faire, sauf parler.
Bien sûr, Dieu peut parler, si Dieu le veut. Seulement, il semble peu probable que
Dieu veuille me parler.
C'est la racine de tous les problèmes que tu rencontres dans ta vie, car tu ne te considères
pas suffisamment digne pour que Dieu te parle.
Pour l'amour du ciel, comment peux-tu jamais t'attendre à entendre Ma voix si tu n'imagines
pas mériter qu'on t'adresse la parole?
Je te dis ceci J'accomplis un miracle, en ce moment, car Je parle non seulement
à toi; mais à chacune des personnes qui ont saisi ce livre et qui lisent ces paroles.
C'est à chacune d'elles que Je parle, à présent. Je sais qui est chacune d'elles. Je sais
maintenant qui trouvera se voie jusqu'à Ces mots et Je sais que (comme pour tous Mes
autres messages) certains seront capables d'entendre, et Certains seront capables de
seulement écouter, mais n'entendront rien.
Eh bien, cela amène autre chose. Je songe déjà à publier ce livre,
à mesure qu'il s'écrit.
Oui. Qu'y a-t-il de "mal" à cela?
Est-ce qu'on ne pourra pas objecter que j 'invente tout cela pour faire de l'argent? Est-ce
que ça ne rend pas toute l'affaire suspecte?
As-tu l'intention d'écrire quelque chose pour faire beaucoup d'argent?
Non. Ce n'est pas pour cela que j'ai commencé. J'ai commencé ce dialogue sur papier
parce que cela fait 30 ans que mon esprit est infesté de questions; des questions qui
me donnent soif (je suis assoiffé) de réponses. L'idée d'en faire un
livre m'est venue plus tard.
De Moi.
De Toi?
Oui. Tu ne crois tout de même pas que J'allais te laisser gaspiller
toutes ces questions et réponses merveilleuses, non?
Je n'y avais pas songé. Au départ, je voulais juste des réponses aux questions, mettre
fin à la frustration, mettre un terme à la quête.
Bien. Alors, arrête de mettre en question tes motivations (tu le
fais sans cesse), et allons-y!