J'ai tant de choses à demander. J'ai tellement de questions. Je suppose que
je devrais commencer par les grandes, les plus évidentes. Comme celle-ci pourquoi
le monde est-il dans un tel état?
De toutes les questions que l'homme a posées à propos de Dieu, c'est la plus
fréquente. Il la pose depuis le début des temps. Depuis le premier instant, tu as
voulu savoir pourquoi cela doit-il être ainsi.
La formulation classique de la question est habituellement quelque chose comme : Si Dieu
est perfection et amour, pourquoi Dieu a-t-Il créé la peste et la famine, la guerre et
la maladie, les tremblements de terre, les tornades et les ouragans, et toutes sortes
de désastres naturels, de profondes déceptions personnelles et de calamités mondiales?
La réponse à cette question réside dans le plus profond mystère de l'univers et la
signification la plus élevée de la vie.
Je ne montrerais pas Ma bonté si je ne créais que ce que tu appelles la perfection
tout autour de toi. Je ne montrerais pas Mon amour si je ne te laissais pas démontrer le tien.
Comme Je l'ai déjà expliqué, tu ne peux faire montre d'amour à moins de pouvoir faire
montre de non-amour. Une chose ne peut exister sans son contraire, sauf dans le monde
de l'absolu. Cependant, le royaume de l'absolu n'était suffisant ni pour toi ni
pour Moi. J'existais là, dans le toujours, et c'est de là que tu viens, toi
aussi.
Dans l'absolu, il n'y a aucune expérience, que de la connaissance. La
connaissance est un état divin, mais la plus grande joie se trouve dans l'être. Être,
cela ne s'atteint qu'à travers l'expérience. L'évolution est telle : connaître,
faire l'expérience, être. C'est la Sainte Trinité - la Trinité qu'est Dieu.
Dieu le Père est la connaissance : le parent de toute compréhension, celui qui engendre
toute expérience, car tu ne peux faire l'expérience de ce que tu ne connais pas.
Dieu le Fils est l'expérience : l'incarnation, l'action de tout ce que le Père
connaît de Lui-même, car tu ne peux être ce dont tu n'as pas fait l'expérience.
Dieu le Saint Esprit est l'être : la désincarnation de tout ce dont le Fils a fait de
Lui-même l'expérience; le fait, simple et exquis, d'être, qui n'est possible que
dans la souvenance d'avoir fait l'expérience et de connaître.
Ce simple fait d'être est la béatitude. C'est l'état de Dieu après qu'Il Se soit
connu et qu'Il ait fait l'expérience de Soi. C'est ce à quoi Dieu aspirait au commencement.
Bien entendu. tu n'as plus à te faire expliquer que le fait de décrire Dieu en termes de
père et fils n'a rien à voir avec le sexe. J'utilise ici le langage pittoresque de vos
textes sacrés les plus récents. Des textes sacrés beaucoup plus anciens plaçaient cette
métaphore dans un contexte de mère et fille. Ni les uns ni les autres ne sont justes. Ton
esprit est à même de saisir la relation en termes de parent et de progéniture, entre
ce-qui-donne-naissance-à et ce-qui-prend-naissance.
En ajoutant la troisième partie de la Trinité, on obtient cette relation Ce
qui donne naissance à -- Ce qui prend naissance -- Ce qui est.
Cette réalité trine est la signature de Dieu. C'est le modèle divin. Le trois-en-un
se trouve partout dans les domaines du sublime, Il est impossible d'y échapper en ce
qui concerne le temps et l'espace, Dieu et la conscience, ou toutes les relations
sublimes. D'autre part, tu ne trouveras la Vérité trine dans aucune des relations
rudimentaires de la vie.
Tous ceux qui sont en contact avec ces relations reconnaissent la Vérité trine dans
les relations subtiles de la vie. Certains de vos spécialistes de la religion ont
décrit la Vérité trine comme étant le Père, le Fils et le Saint Esprit. Certains de
vos psychiatres utilisent les termes supra-conscient, conscient et subconscient. Certains
de vos spiritualistes disent esprit, corps et âme. Certains de vos scientifiques voient
de l'énergie, de la matière et de l'éther. Certains de vos philosophes disent qu'une chose
n'est vraie pour vous que si elle est vraie en pensée, en parole et en action. Au niveau
du temps, vous en considérez trois passé, présent, futur. De même, vous percevez trois
moments avant, maintenant et après. En termes de relations spatiales, que vous
considériez les points de l'univers ou de votre propre chambre, vous reconnaissez ici,
là et l'espace entre les deux.
Dans le monde des relations rudimentaires, vous ne reconnaissez aucun "intermédiaire". C'est
parce que les relations rudimentaires sont toujours des dyades, tandis que les relations
du domaine supérieur sont invariablement des triades. Par conséquent, il y a gauche-droite,
haut-bas, gros-petit, rapide-lent, chaud-froid, et la plus grande dyade jamais créée
mâle-femelle. Ces dyades ne comprennent aucun intermédiaire. Une chose est ceci ou
cela, ou une version plus ou moins grande en relation avec l'une de ces polarités.
Dans le domaine des relations rudimentaires, aucun concept ne peut exister sans
son contraire. La plus grande part de votre expérience quotidienne tire ses
fondements de cette réalité.
Dans le domaine des relations sublimes, rien de ce qui existe n'a de contraire. Tout Est un
et tout évolue de l'un à l'autre en un cercle sans fin.
Le Temps est l'un de ces domaines sublimes dans lequel ce que tu appelles le passé, le
présent et le futur existent de façon interrelationnelle. C'est-à-dire ce ne sont pas
des contraires, mais plutôt des parties du même tout; des progressions de la même
idée; des cycles de la même énergie; des aspects de la même Vérité immuable. Si tu
en conclus que le passé, le présent et le futur existent en un seul et même
"temps", tu as raison. (Mais ce n'est pas le moment de parler de cette question. Nous
pourrons l'aborder de façon beaucoup plus détaillée quand nous explorerons tout le
concept du temps; ce que nous ferons plus tard.)
Le monde est dans l'état où il se trouve parce qu'il ne pourrait en être autrement
dans le domaine rudimentaire de la matérialité. Les tremblements de terre et les
ouragans, les inondations et les tornades, ainsi que les autres phénomènes que vous
appelez désastres naturels, ne sont que des mouvements des éléments d'une polarité
à l'autre. Tout le cycle naissance-mort fait partie de ce mouvement. Ce sont les
rythmes de la vie, et toute la réalité rudimentaire leur est soumise, car la vie
même est un rythme. C'est une vague, une vibration, une pulsation au
cœur même de Tout Ce Qui Est.
La maladie et le mal-être sont des contraires de la santé et du bien-être, et c'est
sur votre ordre qu'ils se manifestent dans votre réalité. Vous ne pouvez tomber malades
sans, à un certain niveau, vous rendre malades, et vous pouvez recouvrer la santé, en
un instant il suffit de le décider. Les profondes déceptions personnelles sont des
réactions que vous avez choisies, et les calamités mondiales sont les résultats d'une
conscience mondiale.
Ta question laisse entendre que Je choisis ces événements, que c'est Ma volonté et Mon désir
de les provoquer. Cependant, Je ne fais pas arriver ces choses, Je Me contente de vous
observer en train de les faire. Et Je ne fais rien pour les arrêter, car ce serait
contrecarrer votre volonté. En retour, cela vous priverait de l'expérience de Dieu,
qui est l'expérience que vous et Moi avons choisie ensemble.
Par conséquent, ne condamne pas tout ce que lu qualifierais de mauvais en ce monde. Interroge-toi
plutôt sur ce que tu as trouvé mauvais à propos de ces choses, et ce que tu veux faire
pour les changer, s'il y a lieu.
Interroge l'intérieur, plutôt que l'extérieur, en te demandant "De quelle partie
de mon Soi est-ce que Je veux faire l'expérience, à présent, devant cette calamité? Quel
aspect de l'être est-ce que Je choisis d'invoquer?" Car la vie n'est qu'un outil
de ta propre création, et tous ses événements ne sont que des occasions, pour toi,
de décider et d'être Qui Tu Es.
C'est vrai pour toutes les âmes : tu vois donc qu'il n'y a aucune victime dans
l'univers, il n'y a que des créateurs. Tous les Maîtres qui ont foulé le sol de
cette planète savaient cela. C'est pourquoi aucun d'eux ne s'est pris pour une
victime, bien que plusieurs aient été crucifiés.
Toute âme est un Maître, bien que certaines ne se rappellent pas leurs origines
ou leur héritage. Cependant, chacune crée, à chaque instant appelé maintenant,
sa situation et les circonstances de sa vie, en fonction de son propre but et de
la rapidité avec laquelle elle se rappelle.
Ne juge donc pas la voie karmique parcourue par un autre. N'envie pas le succès, ne
plains pas l'échec, car tu ne sais pas ce qu'est le succès ou l'échec aux yeux de
l'âme. N'appelle une chose ni calamité, ni événement joyeux, avant d'avoir décidé,
ou été témoin, de la façon dont elle est utilisée. Car une mort est-elle une calamité
si elle sauve la vie de milliers de gens? Une vie est-elle un événement joyeux si
elle n'a causé que de la peine? Même cela, tu ne dois pas le juger, mais toujours
le garder pour toi et laisser faire les autres.
Cela ne veut pas dire ignorer un appel à l'aide, ni le besoin de ta propre âme de
travailler au changement d'une situation ou d'une condition. Cela veut dire agir
en évitant les étiquettes et les jugements. Car chaque situation est un cadeau
et dans toute expérience est caché un trésor.
Il y avait jadis une âme qui se savait lumière. Comme c'était une âme
neuve, elle avait hâte de faire des expériences. "Je suis la lumière,
disait-elle. Je suis la lumière." Mais elle avait beau le savoir et le
dire, cela ne remplaçait pas l'expérience de la chose. Et dans le royaume
d'où émergeait cette âme, il n'y avait que de la vie. Chaque âme était
grande, chaque âme était magnifique et chaque âme luisait de l'éclat de
Mon imposante lumière. Alors, la petite âme en question était comme une
chandelle au soleil. Au milieu de la plus grande lumière (dont elle faisait partie),
elle ne pouvait ni se voir, ni faire elle-même l'expérience
de Qui et de Ce Qu'Elle Est Vraiment.
Alors, cette âme se mit à aspirer de plus en plus à se connaître.
Et si grande était son aspiration qu'un jour Je lui dis: "Sais-tu, Petite, ce que
tu dois faire pour satisfaire ton aspiration?"
"Quoi donc, Dieu? Quoi? Je ferais n'importe quoi!" dit la petite âme.
"Tu dois te séparer de nous, lui répondis-Je, puis tu dois invoquer l'obscurité sur toi."
"Qu'est-ce que l'obscurité, ô Divin?" demanda la petite âme.
"C'est ce que tu n'es pas", lui répondis-Je, et l'âme comprit.
Alors, c'est ce que fit l'âme : elle se détacha du tout, mais oui, et se
rendit même dans un autre royaume. Et dans ce royaume, l'âme avait le pouvoir
d'invoquer dans son expérience diverses sortes d'obscurité. C'est ce qu'elle fit.
Mais au milieu de toute l'obscurité, elle s'écria : "Père, Père, pourquoi
m'as-Tu abandonnée?" Tout comme tu l'as fait, toi, à tes heures les plus
sombres. Mais Je ne t'ai jamais abandonné, Je te suis toujours fidèle,
prêt à te rappeler Qui Tu Es Vraiment, prêt, toujours prêt, à te ramener chez toi.
Par conséquent, sois une lampe dans l'obscurité et ne la maudis pas.
Et n'oublie pas Qui Tu Es au moment où tu seras encerclé par ce que tu n'es pas. Mais
loue la création, au moment même où lu cherches à la changer.
Et sache que ce que tu feras au moment de ta plus grande épreuve sera peut-être
ton plus grand triomphe. Car l'expérience que tu crées est une affirmation
de Qui Tu Es - et de Qui Tu Veux Etre.
Je t'ai raconté cette histoire (la parabole de la petite âme et du soleil)
pour te permettre de mieux comprendre pourquoi le monde est comme il est, et
comment il peut changer dès l'instant où chacun se rappelle la divine vérité de
sa réalité la plus élevée.
Alors, il y a ceux qui disent que la vie est une école et que ces choses que tu
observes et dont tu fais l'expérience dans ta vie sont destinées à ton
apprentissage. J'ai déjà parlé de cela et Je te le redis :
Tu n'es pas venu en cette vie pour apprendre quoi que ce soit : tu n'as qu'à
démontrer ce que tu sais déjà. En le démontrant, tu vas le dépasser et te créer
à nouveau, à travers ton expérience. Ainsi, tu justifieras la vie et lui donneras
un but. Ainsi tu la sanctifieras.
Es-tu en train de me dire que toutes les mauvaises choses qui nous
arrivent, nous les avons choisies? Es-tu en train de me dire que même
les calamités et les désastres du monde, nous les créons, à un certain
niveau, afin de pouvoir "faire l'expérience du contraire de Ce Que Nous Sommes"? Et si
c'est le cas, est-ce qu'il n'y a pas un autre moyen moins pénible (pour nous-mêmes
et pour les autres) de nous créer des occasions de faire l'expérience de nous-mêmes?
Tu as posé plusieurs questions et elles sont toutes bonnes. Prenons-les une à une.
Non, les choses que tu appelles mauvaises et qui t'arrivent, tu ne les choisis pas
toutes. Pas consciemment, comme tu l'entends. Elles sont toutes de ta propre création.
Tu es toujours en processus de création. À chaque moment. À chaque minute. À
chaque jour. Comment tu peux créer, nous y reviendrons. Pour l'instant, prends
seulement Ma parole : tu es une grosse machine à création et tu produis une
nouvelle manifestation à la vitesse de la pensée, littéralement.
Les événements, les incidents, les choses qui arrivent, les conditions, les
situations : tout cela est créé par la conscience. La conscience individuelle
est suffisamment puissante. Tu peux imaginer quel genre d'énergie créatrice se
déchaîne chaque fois que deux personnes ou plus se rassemblent en Mon nom. Et la
conscience collective? Alors, ça, c'est suffisamment puissant pour créer des
événements et des situations d'importance mondiale, aux conséquences planétaires.
Il ne serait pas exact de dire (au sens où tu l'entends) que tu choisis ces conséquences. Tu
ne les choisis pas plus que Moi. Comme Moi, tu les observes. Et lorsque tu
choisiras Qui Tu Es, tu en tiendras compte.
Mais il n'y a ni victimes ni méchants dans le monde. Tu n'es pas victime des
choix des autres. À un certain niveau, tu as créé tout ce que tu dis détester et,
l'ayant créé, tu l'as choisi.
C'est un niveau de pensée avancé; c'est celui que tous les Maîtres atteignent
tôt ou tard. Car ce n'est que lorsqu'ils peuvent accepter la responsabilité de
tout cela qu'ils accèdent au pouvoir d'en changer une partie.
Tant que tu entretiens l'idée qu'il y a quelque chose ou quelqu'un d'autre, à l'extérieur,
qui te "fait ça", tu cèdes ton pouvoir d'y changer quoi que ce soit. Ce n'est que lorsque
tu dis "C'est moi qui ai fait ça" que tu peux trouver le pouvoir de le changer.
Il est beaucoup plus facile de changer ce que lu fais que de changer ce que fait un autre.
Pour changer une chose, quelle qu'elle soit, il faut d'abord savoir et accepter que c'est
toi qui l'as choisie. Si tu ne peux accepter cela personnellement, admets-le en comprenant
que tous, Nous ne faisons qu'Un. Cherche alors à créer un changement, non pas parce
qu'une chose est mauvaise, mais parce qu'elle n'est plus une affirmation fidèle de Qui Tu Es.
Il n'y a qu'une raison de faire quoi que ce soit : affirmer Qui Tu Es à l'univers.
Lorsqu'on en fait un tel usage, la vie devient créatrice de Soi. La vie te sert à faire
de ton Soi Qui Tu Es et Qui Tu as Toujours Voulu Être. De même, il n'y a qu'une raison
de dé-faire quoi que ce soit : parce que ce n'est plus une affirmation de Qui Tu Veux Être. Cela
ne te reflète pas. Cela ne te représente pas. (C'est-à-dire cela ne te re-présente pas...)
Si tu veux être fidèlement re-présenté, tu dois travailler à changer tout ce qui; dans
la vie, ne cadre pas avec l'image de toi que tu veux projeter dans l'éternité.
Au sens le plus large, toutes les choses "mauvaises" qui arrivent sont tes propres choix. La
faute n'est pas de les avoir choisies, mais de les qualifier de mauvaises. Car en les
qualifiant de mauvaises, tu dis que ton Soi est mauvais, puisque c'est toi qui les as créées.
Comme tu ne peux accepter cette étiquette, au lieu de traiter ton Soi de mauvais, tu
désavoues tes propres créations. C'est cette malhonnêteté intellectuelle et spirituelle
qui te fait accepter un monde qui se trouve dans un tel état. Si tu acceptais, ou même
si tu n'avais qu'un profond sentiment intérieur de ta responsabilité personnelle dans
le monde, ce dernier serait fort différent. Ce serait certainement vrai si chacun se
sentait responsable. C'est son évidence qui rend la chose totalement
pénible et intensément ironique.
Les calamités et les désastres naturels du monde (ses tornades et ouragans,
ses volcans et ses inondations), les bouleversements physiques, ne sont pas
créés par toi en particulier. Ce qui est créé par toi, c'est le degré auquel
ces événements affectent ta vie.
Il se produit dans l'univers des événements que, par aucun effort d'imagination,
tu ne pourrais prétendre avoir initiés ou créés.
Ces événements sont créés par la conscience collective de l'homme. C'est le
monde entier qui, par co-création, produit ces expériences. Ce que fait chacun
de vous, individuellement, c'est de les vivre en choisissant ce qu'elles
signifient pour vous, s'il y a lieu, et Qui et Ce Que Vous Êtes en relation avec elles.
Ainsi vous créez collectivement et individuellement la vie et l'époque dont vous faites
l'expérience, dans le but de faire évoluer votre âme.
Tu as demandé s'il y avait une façon moins pénible de vivre ce processus. La réponse
est oui, mais rien dans ton expérience extérieure n'aura changé. La façon de réduire
la douleur que tu associes aux expériences et aux événements terrestres (les tiens
et ceux des autres) est de changer la façon dont tu les perçois.
Comme tu ne peux changer les événements extérieurs (car ils ont été créés par vous
tous, et vous n'êtes pas suffisamment mûrs dans votre conscience pour modifier
individuellement ce qui a été créé collectivement), alors tu dois changer l'expérience
intérieure. C'est la voie de la maîtrise de la vie.
Rien n'est douloureux en soi. La douleur est le résultat d'une pensée fausse. C'est
une erreur de pensée.
Un Maître peut faire disparaître la douleur la plus abjecte. En ce sens, le Maître guérit.
La douleur résulte d'un jugement que tu as porté sur quelque chose. Retire le
jugement et la douleur disparaîtra.
Le jugement est souvent fondé sur une expérience antérieure. L'idée que tu
te fais d'une chose dérive d'une idée qui lui est antérieure. Cette idée antérieure
résulte à son tour d'une idée qui lui est antérieure cette dernière vient d'une
autre, et ainsi de suite, comme les cubes d'un jeu de construction, jusqu'à ce que
tu reviennes, en traversant toute la salle des miroirs, à ce que J'appelle la première pensée.
Toute pensée est créatrice et aucune pensée n'est plus puissante que la pensée
originelle. C'est pourquoi on l'appelle également, parfois, le péché originel.
Le péché originel, c'est lorsque ta première pensée à propos d'une chose est
erronée. Cette erreur est alors combinée plusieurs fois, chaque fois que tu as
une deuxième ou troisième pensée à propos d'une chose. C'est le travail de l'Esprit
Saint que de t'inspirer de nouvelles façons de comprendre qui peuvent te libérer de tes erreurs.
Es-tu en train de dire que je ne devrais pas me sentir mal à propos des enfants
qui meurent de faim en Afrique, de la violence et de l'injustice en Amérique, du
tremblement de terre qui tue des centaines de gens au Brésil?
Dans le monde de Dieu, il n'y a ni obligations ni interdits. Fais ce que tu veux. Fais
ce qui te reflète, ce qui te re-présente sous une version plus grande de ton Soi. Si tu
veux te sentir mal, sens-toi mal.
Mais ne juge pas et ne condamne pas, car tu ne sais pas pourquoi telle chose
se produit, ni à quelle fin.
Et rappelle-toi ceci ce que tu condamnes te condamnera et ce que
tu juges, tu le deviendras un jour.
Cherche plutôt à changer les choses (ou à appuyer des gens qui sont en train
de les changer) qui ne reflètent plus ton sentiment le plus élevé de Qui Tu Es.
Cependant, bénis tout, car tout est la création de Dieu; à travers la vie en
expression, là est la création suprême.
Ne pourrions-nous pas nous arrêter ici un instant pour que je reprenne
mon souffle? T'ai-je entendu dire qu'il n'y a ni obligations
ni interdits dans le monde de Dieu?